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mercredi 24 mars 2010

Marie - Antoinette - Le 16 Octobre 1793


Il est 4 heures et quart du matin , lorsque la condamnée quitte la salle du tribunal révolutionnaire , au palais de justice de paris.Elle est reconduite dans son cachot de la Conciergerie où elle demande sur le champ de quoi écrire.

Elle rédige deux textes , le premier est une brève lamentation, qu'elle insère dans son livre de prières .

Le second est une longue lettre d'adieu adressée à sa belle - sœur , madame Élisabeth , cette émouvante relique deviendra sous la Restauration l'un des éléments essentiels du culte de la "Reine Martyre".


 Le jour se lève sans que Marie-Antoinette ait pu trouver sommeil . La jeune Rosalie Lamorlière préposée à son service lui apporte un bol de bouillon . Vers 8 heures du matin , la Reine , qui souffre d'hémorragies décide de changer sa chemise , toute tachée de sang .

L'officier qui la garde applique strictement la consigne et refuse de détourner le regard pendant que la Reine quitte sa vieille robe noire pour un déshabillé de coton blanc , par crainte sur froid elle couvre ses épaules d'un grand fichu de mousseline et par un restant de coquetterie elle met un bonnet blanc sur ses cheveux .




A dix heures arrive le porte- clefs Larivière , bientôt suivi par les juges et leur greffier . La sentence est lue une seconde fois , le bourreau Henri Sanson ( Fils du bourreau de Louis XVI) attache les mains de la condamnée malgré ses protestations. Il fait ensuite glisser son bonnet et lui coupe ses mèches grises.

Marie - Antoinette - le 16 Octobre 1793 - Suite

Il est 11 heures . Malgré un léger brouillard et 10 degrés de température , le temps est clair .
Dans la cour de Mai , Marie-Antoinette monte dans la charrette qui va l'amener à l'échafaud.

Sur le parcours 30 000 hommes de troupes sont disposés en double haie afin de prévenir toute tentative d'évasion . Le silence dans la foule est de courte durée , elle fait entendre des clameurs de haine à l'entrée de la rue Saint - Honoré .
" La voilà l'infâme Antoinette" se réjouit l'officier qui commande l'escorte . Mais beaucoup d'autres tentent de dissimulert leur larmes .


Après - midi , le cortège d'une lenteur d'agonie , débouche enfin sur la place de la Révolution
( Place Concorde actuellement) . L'échafaud à été dressé du côté des Tuileries . Des milliers de citoyens qui assistent à exécution sont des républicains triés sur le volet , venus assister au supplice de la Veuve Capet.

Bravement , sans aucune aide , elle monte à l'échafaud tout en marchant accidentellement sur le pied de son bourreau . Elle s'excuse : " Je suis désolée Monsieur je ne l'ai pas fait exprès", elle perd un de ses souliers de couleur prunelle .

Ces mots d'excuse seront ses derniers mots...

Les aides l'attachent sur la planche , qui bascule . La lunette se referme dans un claquement sec . La lame tombe avec un bruit sourd . Le bourreau saisit la tête sanglante par les cheveux , la brandit vers la foule qui la salue d'un " Vive la république" .

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